Petits bonheurs #10 – mars 2020

Le mois de mars a été rythmé par beaucoup de temps pour soi puisque le 16 mars, la France est rentrée en confinement. Pour ma part j’y suis rentrée dès le 13 au soir, après la fermeture de l’école. C’était il y a un mois et un jour, et on n’avait aucune information sur le temps que cela durerait.
Ma première réaction a donc été de voir comment gérer mon temps de travail au mieux, et croyez faire classe depuis la maison demandait une certaine rigueur.
Une fois le rythme trouvé, j’ai eu envie d’optimiser mon temps libre. Moins de copies à corriger, pas d’études après la classe, pas de formations le mercredi. J’avais du temps.
Et une multitude de projets en cours en retard.

Pour être honnête j’ai failli tomber dans une boulimie de projets au détriment de mon travail. Enfin, j’avais le temps de faire toutes ces choses importantes pour moi mais que je ne prenais jamais le temps de faire. La fatigue de la journée, voir de la semaine, l’aspect rébarbatif de certaines de ces tâches, la distraction plus divertissante qui arrivait… Les choses à faire s’étaient indéniablement accumulées.
D’ailleurs, peut-être avez-vous passer ces fameuses liste « 1 mois à la maison, une tâche par jour » sur internet ? Si les tâches me parlaient peu, le système me plaisait.
Alors j’ai commencé par lister toutes ces choses que je voulais faire. Et j’ai pris tellement de plaisir à les faire, parce que enfin j’avais le temps.
Ranger le placard à vrac ? Fait. Recoudre les boutons, fermetures et autres petites coutures en stand by ? Fait. Laver les rideaux qui ne laissent plus trop passer la lumière ? Fait. Terminer cette robe qui attend depuis un mois… Ah non. Les merceries sont fermées.
Oui, en revanche il faut s’adapter à cette réalité, les commerces sont fermés. Alors j’ai commencé par lister ce que je pouvais monter comme projet avec le matériel que j’ai. Coudre des cotons démaquillants, des petits noeuds en barrette, un short et poser des boutons sur une robe. Bon j’avoue pour celle-là, j’ai pris ceux d’un gilet que je veux changer. C’est un peu déshabiller Pierre pour habiller Paul, mais maintenant mon gilet est libre de recevoir les bons boutons, et ma robe est terminée. Prête à être portée.
Et puis j’ai aussi fait la liste des projets que je veux réaliser « après ». Inspirée par Hermine, j’ai décidé de me faire un cahier de couture et tricot. Un cahier dans lequel je mets des photos et/ou croquis de mes projets, en indiquant où trouver les patrons, le métrage nécessaire et les différentes fournitures en mercerie. Ainsi, lors de mes sorties à St pierre, je pourrais me constituer des kits, et lorsque je sortirai ma machine, je serai certaine d’avoir tout ce qu’il faut dans mon placard.

Comme c’était le moment idéal pour prendre soin de soi et prendre de bonnes habitudes (il faut trois semaines pour prendre une habitude), nous avons aussi décidé de planifier nos repas. Cela faisait un moment qu’on y pensait, sans vraiment prendre le temps. Mais confinement oblige, hors de question de sortir tous les jours parce qu’il manque quelque chose. Alors on en a profité pour découvrir des recettes et optimiser le temps en cuisine.  Au bout d’un mois, les résultats sont visibles et agréables. On mange mieux et meilleur. On prend le temps de se faire plaisir avec des recettes simples et on découvre un peu plus la cuisine végétarienne qui nous plaît beaucoup. A mes intestins surtout. Cela faisait un moment que je le soupçonnais, je digère très lentement et ai besoin de très peu de viande. Les pois chiches sont devenus des alliés. Je deviens imbattable pour insérer une poignée d’épinards de-ci de-là. Mais surtout, alors que Chéri n’avait jamais compris l’intérêt des épices, il se prend de passion pour le curry et le lait de coco, pour mon plus grand bonheur.

A terme, je ne pense pas devenir végétarienne, car j’aime des choses comme le saucisson, ou un bon steak-frites. Mais, je suis bien consciente des problématiques engendrées par l’élevage de masse, anti-écologique et insensible au-delà de ce que j’aurai pu imaginer il y a quelques mois. Alors on a trouvé un compromis. Manger de la viande oui, mais peu, et surtout lorsque l’on est certains de savoir d’où elle vient et comment elle a été élevée. Parce que ça nous semble logique tout simplement et que n’en ressentant aucun besoin, on se dit que c’est une consommation plaisir, donc autant la raisonner.
Petit parrallèle: c’est pour moi la même logique que celle que j’applique avec mes vêtements depuis un peu plus d’un an. Au fur et à mesure des saisons je vide mon dressing sur vinted. Il est de moins en moins fournis, mais compte de belles pièces, le plus possible faites en France, le plus possible éthiques, tissus Oeko-tex. Parce qu’en réalité, ayant eu une grosse penderie (et encore elle n’était pas non plus énorme), je n’en mettais pas la moitié. Je suis très routinière et je l’assume enfin. Je peux porter le même pull plusieurs fois dans la semaine, en fait j’adore ça. Mes vêtements préférés je m’y sens bien. Ils sont beaux et confortables, jamais l’un sans l’autre, sinon c’est inutile. Et en appliquant cela, mon dressing diminue. Je porte tous mes vêtements, avec plaisir, avec envie, et quel bonheur, enfin, de s’habiller le matin.

En bref vous l’aurez compris, 1 mois chez soi cela m’a donné l’occasion de faire le point sur pas mal de choses. Mais on ne va pas se quitter comme ça. Je termine cet article avec trois recommandations film/séries.

Raphaëlle et Astrid

La série est encore disponible sur quelques sites de streaming comme ici . Composée de 8 épisodes, la saison 1 m’a beaucoup plu. J’espère sincèrement une saison 2 à cette série française, moi qui suis pourtant assez difficile. Il s’agit d’une série policière, où une commandant.e de police fait équipe avec une archiviste. Petite particularité mais pas des moindres, cette archiviste est autiste. Ma mère m’a recommandé cette série, disant me reconnaître dans certains de ses traits (Si tu n’as aucune idée de ce dont je parle, peut-être as-tu manque cet article). Et est-ce parce qu’on se ressemble un peu ou bien parce qu’on très différentes, mais toujours est-il que je me suis prise d’affection pour cette archiviste en or. Elle qui remarque les petits détails, si chers à nos yeux d’autistes, mais ne voient pas les choses élémentaires pour tous les autres (coucou les plans et le montage qui aide mon cerveau zig zag à voir le monde comme vous, le temps d’un épisode).
Et puis les enquêtes, plutôt intéressantes avec des sujets actuels et des méthodes de meurtres… assez originales. Alors elle ne prend pas la place qu’occupe Sherlock dans mon coeur, mais indéniablement, si une saison 2 sort, je serai au rendez-vous, pour le bonheur de revoir ces deux femmes là.

Pssst: Savais-tu qu’un autiste a d’ailleurs joué dans cette série? Mais il n’y joue pas le rôle d’un autiste. Il s’agit de l’acteur Hugo Horiot qui apparaît dans l’épisode 7 comme le frère mort mais pas si mort de William. Un bonheur de le voir à l’écran, moi qui avais adoré son premier livre.

 

Mini série Netflix – Self Made 


ENORME claque. Vraiment. La vie passionnante de Mme C.J Walker, une femme afro-américaine au début du 20° siècle. Mais pas n’importe quelle femme. « OOOOOOOhhhh non! » comme dirait mamie, puisque cette femme, part littéralement de rien, pour monter un empire commercial. Rien que ça. Son meilleur atout c’est sa confiance en elle, sa détermination incroyable. Un portrait inspirant et inspiré d’une histoire vraie qu’il était temps de raconter.
J’ai particulièrement aimé l’actrice principale, Octavia Spencer. J’ai d’ailleurs flashé sur la miniature dans le feed Netflix en voyant son visage. En la voyant je savais que je regarderai car cette actrice me fascine, c’est à mon sens une des meilleures actrices du monde. Tiffany Haddish qui joue sa fille et Garrett Morris qui joue le grand père m’ont énormément émus et Carmen Ejogo fait de son ennemie une personne qu’on déteste tout en la comprenant. Un casting brillant donc, une histoire hors du commun (accroche toi jusqu’à la fin ), que demander de plus? Une B.O de folie. Le contraste dressé entre le décor et les costumes, d’époques, et la B.O résolument moderne apporte un twist magistral !
C’est décidément une série à voir et à ne pas rater.

 

The invention of lying (aka Mytho-man en Français)

Oh que j’ai attendu pour voir ce film, sorti en 2010.  A l’époque de sa sortie en salle déjà je le repère, mais ne vais pas le voir. Et il y a quelques semaines, Netflix l’ajoute à son catalogue. Vite, il est ajouté à la liste des films à voir et enfin, visionné. Quel pur bonheur ! Imaginez un monde ou tout le monde dit la vérité. Imaginez que dire une chose qui n’est pas est simplement inconcevable. Un monde bien plus simple à vivre pour moi si vous voulez mon avis.

Maintenant imaginez que dans ce monde, un homme invente le mensonge. Pour en faire quelque chose de bien. Malheureusement, la société et ses dérives entrainent des conséquences qu’il n’avait pas imaginées. Une satire de notre monde mordante, où chacun en prend pour son grade, des religions aux marques de soda célèbres, personne n’est épargné. Mais tout y est fait avec intelligence et une certaine poésie. Un ami auteur a un jour écrit ceci : Le théâtre on y dit des choses vraies qui sonnent comme des mensonges. Et au final ce qu’on retient de ce film c’est que dans la vie, on dit des mensonges qui sonnent comme des choses vraies. Il ne nous appartient pas de savoir si c’est bien ou mal, mais simplement de faire du mieux que l’on peut, en étant le plus sincère possible. Et c’est peut-être ce que ce film défend le mieux, la sincérité d’âme.

 

 

 

 

 

 

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