Deuxième trimestre de grossesse – Où l’on parle haptonomie, décoration, diabète gestationnel, déprime et énergie.

Coucou! Je vous avais quitté la dernière fois en vous parlant de ce fameux Ier trimestre, et vous disant que globalement, sur la fin ça allait mieux, et que je vous en parlerai plus amplement ici.
Chose promise, chose due, je m’en vais vous conter ce fameux deuxième trimestre.

« Lune de miel de la grossesse »

C’est ainsi qu’on me l’a vendu. Le début du deuxième trimestre coïncidait pour moi avec le retour au travail après la fermeture de ma classe, le confinement et deux semaines de vacances. Je pensais donc revenir fraîche et pimpante. Sous le masque, mes collègues ne voient pas grand chose, peut-être un teint légèrement blanc mais je suis assez pâle de base.
Sauf que non, quand tombe le masque, amis, mari, sage femme, tous s’accordent à dire que « Ah oui quand même. T’as pas l’air en forme. »

Et pour cause. mon corps semble reposé, mais je suis à cran, en permanence. Une collègue me dira que « la maternité te réussit, tu es rayonnante! ». Et je le prends mal. J’ai envie de crier comme une enfant, un « Même pas vrai! » et me cacher pour pleurer. Je ne me sens pas rayonnante du tout. Je suis triste, fatiguée, où est-il ce fameux changement hormonal qui devait survenir entre la 14ème et la 16ème semaine et tout remettre au beau fixe?

Cela a donné lieu à une asthénie, un épuisement si fort que les contractions se succédaient le jour et la nuit, me réveillant la trouille au ventre, littéralement. La sage-femme a donc pris la décision de m’arrêter deux semaines, un mois avant les vacances. Je commençais à fatiguer à nouveau 3 jours après ma reprise, et comme par magie, ce fameux changement arriva la semaine suivante.

A nouveau j’avais envie de cuisiner, de fabriquer des choses, de lire et créer. A nouveau je me retrouvais, je redevenais moi-même, petit à petit. Ne plus osciller entre la joie et la profonde culpabilité d’être triste. Cela m’a semblé incroyable mais j’en ai profité, peut-être même un peu abusé puisque ma sciatique s’est installée à force de poncer, peindre et assembler du bois.
Mais quel bonheur d’avoir l’énergie pour ce bébé, préparer sa chambre, ses petits vêtements, ses petits meubles et lire, enfin, toute cette pile de livres que je voulais finir avant sa naissance mais dont la simple vue me donnait envie de dormir.

Préparation à la naissance

Car pour nous préparer à la naissance, nous avons choisi de faire de l’haptonomie. Ce qui est amusant c’est que je pensais en début de grossesse que l’haptonomie ne serait pas pour nous, je n’arrivais pas à cerner cette préparation.
Et puis dans le 4ème mois, l’idée de me connecter à ce bébé, et peut-être un peu à cette grossesse que j’avais la sensation de vivre de l’extérieur. Et j’adore. Nous avons ainsi notre sage-femme qui continue de nous suivre jusqu’au 8 ème mois, à partir de ce stade ce sera l’hôpital qui prendra le relais compte tenu du diabète gestationnel, et une autre sage-femme qui nous prépare à la naissance avec l’haptonomie.

Quid de l’haptonomie?

Tout d’abord, sachez que si vous cherchez un praticien ou des renseignements, le meilleur endroit est le site dédié Haptonomie.org où vous trouverez réponses à vos questions. J’y ai découvert que l’haptonomie pouvait se pratiquer tout au long de la vie, et qui a pour centre d’intérêt le lien affectif.
En pré et post-natal, l’objectif est donc de créer un lien affectif entre les deux parents et le bébé. Chaque séance je découvre un peu plus ce bébé, et notamment le lien incroyable qui se tisse entre lui et Chéri. Cela m’émeut terriblement, de voir comme ils interagissent ensemble. Au contact de François, de sa main et de sa voix, on voit mon ventre changer de forme et bébé changer de place au gré de nos invitations. Tout cela par un toucher particulier, très léger et doux. J’ai encore du mal à comprendre le fonctionnement de tout cela, mais je sais que j’en aime chaque séance. Elles me rassurent et me détendent tellement que j’ai parfois du mal à ne pas plonger dans un état somnolent où je papote intérieurement avec bébé.

Partager la nouvelle plus largement

Une fois l’annonce faite à nos familles, quelques amis très proches avaient eu connaissance de la nouvelle. Ceux que nous voyons fréquemment n’auraient de toutes façons pas manqué de remarqué mon récente aversion pour les fromages au lait cru, le vin rouge et certains aliments qui provoquaient chez moi des nausées.

Arriver dans le deuxième trimestre, cela devenait plus compliqué à cacher, le ventre s’arrondissait déjà franchement et j’avais bien trop envie de partager à ce sujet. De mon côté cela ne me dérangeait pas d’en parler dès le début, mais mon chéri avait plus de réserve, plus de prudence, alors nous avons attendu.

Les images

Et très rapidement c’était déjà le temps de la deuxième échographie. Revoir ce petit corps qui avait déjà tellement grandi. J’appréhendais ces images, car j’avais parfois complètement ignoré le régime diabète gestationnel pour avaler une cuillère de miel et sentir les petits coups, en retard sur le créneau habituel. J’étais terrifiée à l’idée que son cœur se soit arrêté, et je culpabilisais énormément à l’idée d’influencer son développement négativement. Ce petit poids, à peine plus qu’un paquet de pates, les courbes, les chiffres, tous dans la moyenne. Cela m’aide à respirer. C’est un bébé parfait, d’après la sage-femme, et je respire. Cette échographie était un pur moment de magie. S’émouvoir de ses deux poumons et reins, de son cœur aux deux ventricules, et les nôtres de cœurs, qui tressaillent à l’idée qu’on a fait quelque chose d’aussi incroyable. Le petit pouce qu’il suce et hop, on bascule sur la 3D. On y reste peu, je n’aime pas trop découvrir son visage ainsi. Mais la ressemblance avec mon chéri me frappe. Ce visage qui a encore tellement le temps de changer, je suis émue de le reconnaitre sur ce bébé.

Et déjà, la fin du trimestre approchait. Je n’ai pas eu la sensation d’un deuxième trimestre, mais de passer d’une partie 1 à la partie 2, de la grossesse. La déprime a laissé place aux acouphène et remontées acides, et peut-être parce que c’est nouveau, je trouve cela plus gérable.
Déjà tout a changé, mais je ne le vois pas. Le ventre qui s’arrondit, grossit. La garde-robe des possibles qui diminue. Dans la chambre il y a un lit, un matelas à langer, une étagère-bibliothèque qui représente une aventure à elle seule, tant elle a mis notre patience à l’épreuve. Et des petits cadeaux de nos amis, de nos familles et de nous à nous. Remplir les petits tiroirs de petits vêtements, accrocher les premiers cadres. Il y a 6 mois, cette pièce était un bureau un peu en bazar. Il y a 10 mois, c’était notre pièce à cartons.
Et dans quelques mois, dedans il y aura toi.

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