Troisième trimestre – journal d’une fin de grossesse.

Septième mois

On pourrait dire « septième nous » n’est-ce pas? Mettre un pied dans le fameux troisième et dernier trimestre, souffler un peu, passer le cap de l’extrême prématurité dans quelques semaines, et chaque jour se dire que c’est un peu plus réel.
Pendant ce septième mois, l’acouphène s’est installé. A lui aussi je lui parle. Dans le silence nocturne, c’est un compagnon constant. Il répond aux respirations de François. Le « ou » très doux dans mon oreille gauche, en écho aux expirations paisibles. Dans un de mes livres, j’ai lu que les acouphènes étaient liés à des difficultés à entendre ce qui se passe autour de nous, et que le côté où il se manifestait indiquait une relation avec l’un des deux parents. Gauche pour le père, droite pour la mère. ( Dis-moi où tu as mal, je te dirai pourquoi – M. Odoul )
Il semblerait que mon père ait beaucoup de choses à me dire que je ne suis pas prête à entendre, surtout la nuit.
Il y a aussi les vacances. Etrange concept que ces vacances. Pour la première fois, je rentre plus fatiguée qu’en partant. Les heures de route, bien sur, le diabète gestationnel face aux tentations de l’été, les rythmes décalés, les coups la nuits, les remontées acides, les maux de dos etc. A partir de maintenant, ce bébé va prendre 3 fois son poids. Est-ce seulement encore possible? Est-ce que mon corps ne se brisera pas? J’ai parfois la sensation que mon dos est sur le point de rompre.
Et puis flotter. Deux heures dans une piscine, on se demande pourquoi j’ai attendu. deux heures à ne plus sentir mon poids. Et toi, si calme. Comme si tu sentais que moi aussi je flotte. Qu’on flotte ensemble. J’imagine ce que tu ressens là dedans. Je me demande comment tu pourrais avoir envie de quitter cette sensation d’ici 2 mois. Qui le voudrait? Pas moi.
A ce moment là je prends une décision. Je n’aime pas les bains de mer. Je n’aime pas les algues, j’ai peur de ne pas voir mes pieds, peur de ce qui se trouve sous le bateau, l’infini des fonds marins.
Je n’aime pas la mer, mais j’aime la piscine. Alors je me dis que toi et moi, on fera ça. De la piscine ensemble. Ca tombe bien, François déteste la piscine, adore la mer. Chacun son truc, et pour toi, un peu de nous deux.
Pour finir ce mois, on rentre à la maison tous les trois. Il est temps pour moi de me remettre des trajets. 10h de voiture au maximum, ma famille s’en souviendra des 3 jours qui ont suivi. Ma mère, qui a eu la chance d’avoir trois grossesses de rêve. Ma sœur qui me regarde sans trop savoir quoi penser. J’essaie de la rassurer. « Non mais tu sais, c’est pas toujours comme ça. » Et dans ma tête je cherche une grossesse de rêve dont je pourrai lui parler. Une amie, même lointaine. Mon cerveau freeze et je préfère me taire. A ce moment là, je me fait l’effet d’une traitresse. J’aimerai lui dire tout ce que j’en pense. Mais je parle déjà régulièrement de ce que j’apprends au fur et à mesure. Et puis je ne suis pas très objective à ce moment là. J’ai un peu peur que ce ne soit pas très juste vis à vis du concept de grossesse, de m’exprimer sans filtre.
Voilà. C’est ça. J’ai peur de m’exprimer et de faire peur. Pourtant, lorsque je rentre à la maison, les photos parlent pour moi. Joli ventre, teint légèrement halé, j’ai même perdu des fesses. A quel moment est-ce possible. Elles qui m’ont tant complexées jeune-fille, elles choisissent ce moment pour avoir la taille dont je rêvais il y a 15 ans. Les cheveux longs, soyeux et brillants.
Je regarde les clichés. De l’extérieur ça me réussit. De l’intérieur, je regarde glisser mon identité. J’assiste lentement à ma transformation sans savoir qui je suis à ce moment là. Je ne suis plus déprimée, c’est déjà ça. Mais je ne sais toujours pas qui je suis.

Huitième mois

33ème semaine d’aménorrhée

A partir de maintenant, je choisis d’écrire un peu chaque semaine. Chaque semaine nous rapproche de la rencontre. La semaine prochaine, déjà, c’est la dernière échographie. Les dernières images un peu floues. Qui es-tu ? On essaie des prénoms. On essaie de savoir qui tu es.
Cet article ne sera pas publié avant la naissance. Alors, enfin, je peux raconter cette drôle d’histoire.
Il y a bientôt un an, mais c’est dommage je n’ai pas noté la date, je me suis réveillé un matin avec cette étrange conviction. Immédiatement j’en parle à François. « Je sens que je vais tomber enceinte, ce sera un garçon, et je peux même te donner son prénom. »
Il a sourit. Comme si je parlais d’un de mes rêves. Après tout j’étais sur le point d’être opérée, nous venions de déménager, même si nous souhaitions un enfant, nous pensions avoir le temps. Et puis, une fois l’opération passée, il a suffit d’un cycle pour que tout commence. Immédiatement je savais. En regardant le haricot je savais que tu n’étais pas la petite fille que j’avais imaginée pendant 29 ans. J’étais ravie et effrayée.
Nous voulions garder la surprise. Personnellement cela ne changeait pas grand chose, je savais déjà. Mais une petite voix me disait que peut-être, peut-être je me trompais.
J’ai ris lorsque François m’a dit qu’il pensait que c’était une fille. Nous avions un prénom pour une petite fille. Mais il n’était pas mixte. Et surtout, ce n’était pas LE prénom. Celui qui s’était imposé à moi. Un prénom que je n’avais jamais envisagé avant ce matin-là. François prenait ça à la légère à mon sens. Pour lui, pas d’inquiétudes à avoir, puisque c’était une fille. Et puis si jamais il se trompait nous aurions toujours quelques jours pour trouver puisqu’aucun prénom de trouvait grâce à nos yeux pour le moment.
Alors à la deuxième échographie, finalement nous avons scruté les images, jusqu’à être certains. J’avais ce besoin qu’il comprenne l’importance de trouver ton prénom. Curieusement, c’est moi qui ait craqué lorsque les mots ont été posé. « C’est un garçon. » a annoncé l’échographiste. « Mais qu’est ce qu’on va en faire? » ai-je répondu?
Comme si nous décidions de ce que tu deviendras.

34ème semaine d’aménorrhée

Aujourd’hui, alors que l’on entame le mois de septembre, j’écoute François essayer ce prénom, de plus en plus. Il se demande ce que ce sera de le prononcer plusieurs fois par jour. A chacune de ses tentatives je souris. Mi amusée, mi gênée. Dans ma tête, mon cœur, c’est ton nom. Mais il ne franchit pas mes lèvres. Je ne sais pas comment le dire sans te connaître. Sans caresser ton visage et regarder tes yeux, que j’imagine comme les siens.
La fatigue a laissé place à l’attente. Je ne sais toujours pas qui je suis, mais sans épuisement c’est nettement plus gérable. Je repense à ces femmes qui témoignaient de leur changement après la naissance. Comment un jour, elles n’ont plus pu. Comment un jour, c’était juste trop. Peut-on en être consciente pendant que cela arrive, pendant la grossesse ? Peut-on ne pas supporter à ce point, la moindre petite modification ?
Peut-être que pour certaines c’est naturel. Mais lorsque je pense à moi en tant que « maman », quelque chose me semble étrange. Je sens les coups, je sais que dans mon utérus, il y a un bébé qui grandit. Mais quand je croise mon reflet dans le miroir, je ne réunis pas sous un seul et même regard, moi et la mère qui grandit. Mon image me ressemble toujours, alors comment pourrais-je être une personne si différente de moi, qu’une mère? Est-ce à ça que ressemble une mère? A la femme qu’elle était quelques mois auparavant, mais pas tout à fait?
Ou bien est-ce qu’à la naissance, une sorte de coup de magie hormonale modifie nos traits à jamais et nous devons nous habituer à une envelopper corporelle différente ? Est-ce que tout le monde me reconnaitra, sauf moi?

35ème semaine d’aménorrhée

Hier c’était le dernier jour de la 34ème semaine. Hier, c’était le rendez-vous.
J’aimerai écrire « toute à ma joie de te revoir… » mais je n’ai pu être « toute à ma joie » que lorsqu’à la fin de l’examen, car oui, cette échographie a été la première que j’ai vécu comme examen, le poids a été évoqué.
A toi, mon tout petit, dont j’essayais de percevoir les contours sous ma peau, à toi je voulais dire « Tu as vu? Tu as vu on l’a fait. On a presque terminé, c’est bientôt fini. »
Mais à toi, je n’ai rien dit. Peut-être en pensée.
En revanche, j’ai fait des malaises. A tel point que l’échographe m’a demandé si j’avais bien pensé à manger ce matin. Avec le diabète gestationnel c’est difficile de manger à ma faim le matin, mais je ne fais jamais l’impasse.
Reste la théorie de la veine cave, la fameuse. Alors que je me réveille tous les matins allongée sur le dos, je n’arrivais pas à rester dans cette position plus de 5 minute sans tourner de l’œil.
C’est curieux quand même, une fois le poids annoncé, ma tête n’a plus tourné.
2,3kg.
Le pouvoir de deux chiffres et une virgule.
En sortant, encore aujourd’hui en écrivant ces mots, il y a un sanglot que je retiens, une larme qui ne coulera pas. Depuis 5 mois bientôt, je surveille. Je fais des écarts et culpabilise. Ne supporte pas la moindre remarque.
A toi, mon tout petit, je souhaite la plus jolie rencontre possible avec le monde. Sans forceps, sans cuillère, sans déclanchement ni césarienne. Ou peut-être qu’il y aura tout ça à la fois. Mais pas à cause de moi. Une rencontre qui sera ce qu’elle sera, mais que je pourrais te raconter sans culpabiliser.
2,3kg.
Voilà, maintenant je peux respirer.
Mes petits écarts, mes sourires en clamant « Franchement je m’attendais à pire, j’avais peur de devoir me priver des fruits cet été! ». Deux chiffres, une virgule, le voile pouvait tomber. Je m’attendais à pire, mais j’aurais aimé mieux.
Alors on prend le temps de revenir. D’admirer, vraiment, toute à ma joie, la petite bouche, les pieds que je sens, si près de mes côtes. Ton coeur qui bat. Si fort, si beau. Les petits ventricules comme des danseurs.
Lorsque l’on sort, le soleil est différent. La chaleur moins dérangeante. François me dit ces quelques mots. Le sanglot remonte. « Je suis fier de toi. » Et à ce moment là, mon petit oiseau, moi aussi je suis fière de moi.

36ème semaine d’aménorrhée

C’est un peu fou de penser que le dernier mois est là. De penser « peut-être qu’il ne durera pas un mois ». Un peu plus? Un peu moins? De toi à moi, je préfère un peu moins. Les nuits courtes, hachées, ça va encore. Mais le ventre. La peau tendue, les positions qui ne se tiennent pas plus de quelques minutes. Tes fesses dans mes côtes, ta tête vers le col, et les vagues à la surface qui indiquent que toi aussi, tu commences à être à l’étroit.
La douleur dans le dos qui me réveille la nuit. Je sens bien qu’on serait mieux si tu étais à côté de moi.
Dehors, le temps vire à l’automne. La pluie se fait plus régulière, plus forte. Le soleil plus doux.
Je sens arrivée la météo que j’aime, elle annonce notre rendez-vous imprévu.
Cette semaine, j’ai fait quelque chose d’inhabituel, j’ai été à un événement où je ne connaissais personne. J’ai rencontré une voix que j’écoute depuis si longtemps, son équipe, et d’autres femmes, qui comme moi ont écouté cette voix comme un phare dans la nuit. Une voix que tu reconnais, et ça me fait sourire.
On a discuté Bliss, grossesse, accouchement, des futurs papas, astrologie, fatigue, bas de contention. Beaucoup de petites conversations, mais ça allait, parce que derrière tout ça, on parlait de vous et de nous. Plus jeune je regardais les films et séries des USA sans comprendre pourquoi les sororités avaient une telle importance dans leur vie.
Il y a quelques jours, j’ai remarqué que sans m’en rendre compte, j’avais intégré une sororité. Sans sélection. Par simple centre d’intérêt. Une sororité/fraternité d’ailleurs, car les papas étaient là aussi. Est-ce alors que l’on parle d’humanité?
Je suis repartie avec des gâteaux, un livre et un vanity rose très joli, qui renferme de l’amour, de la confiance en soi, de la bienveillance. Dans un carnet se sont glissés des petits mots qui ouvriront nos premiers jours. Des mots qui ne sont pas à moi, pour nous.
Dehors la pluie a repris. Le plan de courge doit être taillé. Les fleurs fanes tranquillement et je regarde l’automne s’installer. C’est irréel de penser que bientôt, tout sera changé.

Neuvième mois

37ème semaine d’aménorrhée

François. Pour la dernière fois entamer un nouveau mois, une nouvelle liste de choses à faire. J’ai fait des lasagnes, et du chili sin carne. J’ai mis tout ça au congélateur. « Pour après ». C’est étrange, cette notion de l’après. Se dire que maintenant c’est une question de semaines, voir de jours. Le temps s’étire, le sommeil se hache, ça ressemble à une téléréalité sans cut dramatique. Parfois, quelqu’un franchi le seuil de l’appartement. Le temps d’un thé, d’un bout de gâteau. Oui le diabète gestationnel commence à se gérer de plus en plus au « Qui vivra verra », parce que bon, si on ne peut même plus prendre un thé entre copines de temps en temps, ça va être sacrément long cette affaire.
Et puis j’ai hâte, hâte d’accoucher. Un peu parce que ce sera la fin de la grossesse et même si la fin est mieux que le début, je ne suis pas très fan de tout le concept. Beaucoup parce que, malgré tout ce que j’ai pu écouter d’histoires, l’accouchement m’apparait comme un événement extraordinaire.
J’appréhende le post partum forcément. Après un début de grossesse si chaotique, où les hormones semblent avoir leur part de responsabilité, comment ne pas appréhender la chute de ces dernières.
Mais à nouveau, je sais que je suis entourée. Savoir que le terme de santé mentale existe, c’est déjà un début pour la prise en charge, je pense. Alors je reste vigilante mais en attendant, j’ai préparé ma valise comme pour aller vivre une aventure extraordinaire. C’est un peu ça non? L’aventure d’une rencontre. Penser qu’il y a quelques mois il s’agissait de cellules. Que cela donne un individu, avec un code génétique qui est un peu le mien, un peu le sien. A quel point est-ce fou?
Tu vas voir bébé, cette journée elle va être géniale.

38ème semaine d’aménorrhée

Cette semaine, je l’ai voulu comme ma dernière ligne droite. La valise était déjà prête depuis plusieurs jours, mais nous? Pas vraiment. Je ne sais pas si on le sera vraiment un jour. Alors on prétend. On prend les rendez-vous qu’on laissait trainer depuis longtemps parce que « Le temps, le temps… » et puis maintenant on se dit qu’ensuite ce sera comment, le temps?
Finalement ce n’était pas si terrible ces rendez-vous de paperasses.
On termine les derniers bricolages aussi. Poncer la chaise haute et commander la peinture. Se demander si cette nuance de vert sera plus jolie que celle-ci dans le salon, si telle finition résistera mieux au temps et à l’usure des coups de cuillères. Je visualise brièvement la cuillère dans ta main et les aliments au sol. Je visualise les petites cuisses potelées dans la chaise haute. Et ton visage… Pourquoi ne puis-je toujours pas voir ton visage ?
Un dernier tour chez l’acupunctrice aussi, et puis l’esthéticienne. Dans ma préparation psychologique, cette idée que ce serait pas mal d’éviter le coup de rasoir en cas de césarienne imprévue.
On rencontre une assistante maternelle aussi, enfin! Peut-être que tu verras son visage tous les jours. Alors je la regarde, j’observe ses yeux, je devine son sourire sous le masque. Quand on sort, je n’ai pas d’opinion. Elle a l’air très gentille, très professionnelle. Je n’ai rien retenu. Heureusement que François a pris des notes. Je n’ai retenu que son regard. Est-ce que c’est ce regard qui sera ton repère quand on sera au travail ?
Déjà la fin de semaine… Une de moins, quelques jours de plus à venir. Il va beaucoup trop lentement le temps sans toi.

39ème semaine d’aménorrhée

Cette grossesse, qui m’a semblé si longue, déjà elle se termine ?
Le soulagement. Le soulagement me permet de profiter des derniers instants.
Ils ne sont pas de tout repos, loin de là. Cette semaine j’ai appelé les urgences, ma vision semblait partir pendant une heure environ. Au début des paillettes, puis le flou et enfin le champ de vision qui rétrécie et la sensation que mon cerveau doit recomposer les images globales à partir de détails qu’il capte.
Au bout de quelques minutes ça ne passait pas. J’ai appelé les urgences. Ils m’ont dit de venir. Le taxi a mis du temps à arriver, plus d’une demi-heure. Forcément quand on dit que c’est pour aller aux urgences de la maternité à 21h, les taxis ne se bousculent pas pour arriver.
Entre temps, le malaise s’atténue. Lassée d’attendre dans le froid, dehors, je suis remontée avec François. On a mangé, ça a continué de s’atténuer. Quand le taxi est finalement arrivé 50 min après l’appel, nous n’y croyions plus.
Nous sommes restés au chaud, je me suis endormie. Le lendemain c’était le dernier rendez-vous de suivi. Lorsque j’ai abordé le sujet, la sage-femme a jugé plus prudent que l’on voit le médecin. Après avoir écarté les pistes neurologiques et fœtales (15 minutes de ton cœur qui bat, le bonheur), la verdict tombe. Comme après un gros effort, lorsque le système circulatoire alimente en priorité les organes « vitaux ».
Chouette. Donc en fait, pendant 1h, mon corps a jugé préférable de diminuer l’alimentation de mon système de vision pour prioriser le placenta et mon bébé.
Nickel.
Etais-je fatiguée? Je ne le pense pas. J’avais passé la journée à tricoter au fond du canapé.
Et pourtant…
Voilà qui résume ces mois de grossesse. Lorsque je pense me connaitre, lorsque je pense bien faire, tout comme il faut, mon corps m’envoie un message me disant que non, ce n’est pas encore ça. Surestimer sa fatigabilité et se casser la binette, comme disait mamie.
Les derniers rendez-vous sont passés.
« Bon eh bien maintenant votre dossier va monter dans le service naissance, la prochaine fois que vous venez ce n’est pas en consultation, donc il sera là haut à vous attendre. »
Déjà?
En écrivant ces mots je trouve cela étrange.

40ème semaine d’aménorrhée

Elle ne se terminera jamais cette quarantième semaine. L’acupunctrice m’avait dit que je ne dépasserai pas le terme. Depuis le début je sentais en moi que cette du 28, ce n’était pas la sienne. Depuis le début, l’intuition a marqué cette grossesse, bousculant ma raison.
10 jours avant le terme officiel, ce petit bébé est arrivé. Il a choisi notre anniversaire pour en faire le sien, rendant cette date encore plus belle pour nous.
Mais c’est une autre histoire, un autre récit qui arrive bientôt.

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